Le Concerto qui rend heureux

La musique de Bach est enthousiasmante. C’est le meilleur qualificatif que j’ai trouvé, en écoutant pour la cinquantième fois ce morceau, qui est l’un de mes préférés de ce compositeur, le Concerto Italien (que, là encore, ma maman joue très bien, même si elle s’est toujours arrêtée au premier mouvement). Sans vous écrire des tartines amphigouriques et barbantes sur l’amour que je porte à cette oeuvre, je suis très sensible au dialogue entre les deux mains, qui s’amusent dans un jeu de question et de réponse, qui se complètent, s’écoutent, se suivent.

Je vais commencer par vous poster une version au clavecin, qui est l’instrument original pour lequel cette oeuvre a été écrite. C’est délicat à écouter, le clavecin. D’aucuns détestent ce son un peu métallique et dénué de nuance. Je trouve au contraire apaisant ce son égal et précis. Le problème, c’est que c’est difficile à enregistrer. En parcourant les merveilles que recèle YouTube, je suis tombée sur beaucoup de versions au clavecin grinçant, mal embouché, indélicat, bref, assez ingrat. J’ai finalement opté, après pas mal d’écoutes, pour cette version de Bruno Procopio que j’ai trouvée à la fois douce et énergique. Je vous conseille, si vous n’êtes pas familier du concerto ni du clavecin, d’écouter d’abord la version pour Piano.

Ce concerto se compose de trois mouvement, un allegro, un lento et un presto mais, parce que je ne veux en aucun cas assommer mon lecteur, je vais me contenter, à contrecoeur, de vous poster le premier mouvement (mais les deux autres sont vachement hyper bien aussi).

Version 1 : au clavecin, par Bruno Procopio

Vodpod videos no longer available.

Mon coeur a balancé, pour la version au piano, entre Richter et Gould, deux « monstres sacrés », comme on dit au pays des clichés, deux tyrannausurus rex pianistiques, qui n’ont pourtant pas grand chose à voir l’un avec l’autre. L’un, Glenn Gould, canadien, génie connu pour sa bizarrerie, ses innombrables manies, ses gémissements pendant qu’il joue (il aurait été atteint du syndrôme d’Asperger, qui est une forme d’autisme). L’autre, Richter, soviétique, secret, superstar. Rien à faire, j’ai beau être animée d’un indéniable sentiment patriotique à l’égard des soviétiques, c’est le Canadien qui remporte la bataille de JS Bach. Je le trouve lumineux. D’ailleurs, je ne résiste pas à l’envie de vous poster, en bonus, une vidéo documentaire du bonhomme en train d’enregistrer ledit concerto (voir à la fin du billet). Vous aurez une meilleure idée de l’animal.

Version 2, au piano, par Glenn Gould

Notez bien que je ne suis pas responsable des images kitsch d’arbres et de forêt choisies pour illustrer la vidéo…

Vodpod videos no longer available.

Bonus

Pour ouvrir un peu le débat, voici deux petites trouvailles glanées sur l’ami YouTube :

Une version jazzy de Jacques Loussier
, connu pour faire swinguer les compositeurs classiques (mais pas pour son accent anglais) :

Glenn Gould en studio d’enregistrement :

Publicités
Cet article, publié dans Clavecin, Piano, est tagué , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s