Le Rappel des Oiseaux m’obsède

Je voudrais commencer ce blog d’extraits de morceaux classiques par cet air qui m’obsède. Le compositeur s’appelle Jean-Philippe Rameau, et je le connais très mal, mais c’est la deuxième fois qu’un de ses airs m’obsède (la première fois, c’était tiré des « Indes galantes », dans une version avec la Petibon déguisée en cheftaine iroquoise, je le posterai un de ces quatre).

Pourquoi une telle obsession? Ecoutez-le donc un coup, pour voir. Je pense que c’est une histoire de tension, d’abord, cette tension étrange créée par ces notes répétitives, ces petites notes aiguës qui tintent inlassablement, « tingting, tingting ». Bizarrement, c’est un air qui est aussi très doux. Ils s’agit tout de même d’un « Rappel des oiseaux« , le printemps qui arrive, le renouveau après le long hiver, tout ça. Je pense que l’alliance des deux a quelque chose de paradoxal qui fait que ce morceau sonne si singulièrement à mon oreille. Et à la vôtre, alors?

Donc, ce « Rappel des oiseaux », je l’ai entendu pour la première fois dans cet album de guitare classique par les géniaux frères Assad, magnifique, sublime, génial.

Version 1 : à deux guitares, par Sergio et Odair Assad

Je suis désolée, je suis débutante en blogging, et le seul moyen que j’ai trouvé d’intégrer une musique sur Deezer est sous la forme de ce lecteur qui ne vous donne droit qu’à 25 secondes de musique. Pour écouter l’air en entier, cliquez sur le titre du morceau, vous serez redirigés vers le site de Deezer, où vous pourrez écouter l’air en entier.

Vodpod videos no longer available.

Mais voilà j’avais tellement envie de comprendre cette obsession que je suis allé chercher d’autres versions de ce morceau. J’en ai trouvé une très belle, aérienne et légère, au piano par José Eduardo Martins. Bon, le piano, c’est facile, c’est toujours doux, distingué, intime, il suffit de bien savoir en jouer, notre oreille est habituée.

Version 2 :Au piano, par José Eduardo Martins

Là où ça devient plus tricky, c’est quand on s’aventure à faire un duo guitare-balalaïka, par deux espèces de popoffs de l’est, Denis Penyougin et Marina Garochkina. Bon alors, ils sont russes, hein, donc ils se sentent obligé d’en faire des tonnes, et vas-y que je te hausse les sourcils, que je te frétille de la stache-mou, que je te balance des petits regards complices et qu’on est à fond rubato-slavo-sentimentaux. Le son de la balalaïka est métallique et vieillot, on a toujours l’impression que la note qui va en sortir sera fausse, on a peur, le suspense est insoutenable, on reste sur le fil du rasoir et…en fait non, le son reste juste. L’alliance entre les deux instruments est surprenante, très belle.


Version 3 : Le duo guitare-balalaïka, Denis Penyougin et Marina Garochkina

Je vous laisse découvrir ces trois version. Il en existe plein d’autres sur youtube, notamment au clavecin, mais, moi qui adore le clavecin, les versions que j’ai entendues me déçoivent un peu.

PS : si vous en voulez encore, il y a cette version par le génial pianiste soviéto-slave Emil Gilels que je n’ai pas pu « embedder » ici. C’est beau, hein?

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3 commentaires pour Le Rappel des Oiseaux m’obsède

  1. Lio dit :

    j’ai écouté ce matin, je sais toujours pas quoi y penser… et j’y pense encore

  2. Ping : Des bisons, des plumes et Pocahontas en slip | Le Croque-notes

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